Kenscoff: pour canaliser la douleur des victimes, trois jours de recueillement sont décrétés par les autorités locales
À défaut d’une réponse concrète sur le terrain par les forces de l’ordre, la Mairie de Kenscoff se rabat sur trois (3) jours de deuil du 31 août au 2 septembre 2026 comme stratégie de pansement des souffrances engendrées par le drame du 24 août dernier.
Cette énième tuerie perpétrée par les criminels de « Viv Ansanm » laisse dans l’affliction plus d’une quarantaine de familles qui n’ont que leurs yeux pour pleurer dans un contexte marqué par l’impuissance de l’État à empêcher la réédition des mêmes drames en divers points du territoire.
Il y a près d’un an, les terroristes de la coalition « Viv Ansanm » avaient infligé un sort similaire à plus de 40 habitants de la localité de Labodrie, dans la commune de l’Arcahaie. Dans plusieurs sections de Kenscoff, de Gressier, de Croix-des-Bouquets, dans l‘Ouest, sans mentionner des communes de l’Artibonite et du Plateau Central, les bandits ont multiplié les scènes de terreur ces derniers mois sans être inquiétés.
Disposant d’un arsenal de plus en plus impressionnant, les gangsters font montre d’une cruauté sans borne en s’amusant à massacrer des membres de la population civile généralement démunis face à leur puissance de feu.
Tuer des personnes dans l’enceinte même d’une église servant de refuge à des déplacés et en enlever d’autres sans compter les maisons et véhicules incendiés ou les animaux exécutés, relève de la barbarie de la part des gangs.
Mais le fait d’y réagir uniquement par des notes de sympathies et des promesses répétitives sans en tirer les conséquences qui s’imposent, n’est que du cynisme.
