Marie Raphaëlle Pierre, “l’expérience réussie” de l’éthique
In extenso
Plus qu’une belle voix singulière qui traverse le temps, Marie Raphaëlle Pierre est une vocation. C’est peu dire. Un symbole. Symbole de fidélité et de passion à une profession, le Journalisme, dont elle maîtrise le b.a.-ba comme les complexités.
Symbole d’infaillibilité dans la douleur comme le Real Madrid, Club de football dont elle est fan quasi maladive. Disons-le catégoriquement parce que, être catégorique en tout, partout et toujours, c’est l’une de ses qualités : la Directrice de l’information de Radio IBO n’est pas assez honorée, eu égard à l’immensité de son talent. Mais bon, c’est sans doute parce qu’elle est plus grande que les Honneurs. Passons.
« Je suis née un 25 juin à Kenscoff », répond sèchement l’ancienne élève du Collège Marie Dominique Mazzarello, comme si elle voulait faire de la date exacte de sa naissance un mystère. En tout cas, Rapha, nom affectif dont la parent ses collègues journalistes, n’est pas tombée de la dernière pluie. C’est la première idée que l’on doit se faire d’elle quand on veut questionner, explorer, voire contempler sa vie sous l’angle journalistique.
En fait, elle est journaliste depuis vingt-sept (27) ans. Marie Raphaëlle a fait ses premiers pas et ses premières armes dans « son » noble métier à Radio Haïti Inter (1998-2003) aux côtés de l’éminentissime Jean Léopold Dominique. Sauf omission de sa part, c’est la femme de l’Agronome-journaliste, Michèle Montas, qui est son modèle. Puis, elle cite : Clarens Renois, Roberson Alphonse… Avec un trois points suspensifs qui laisse deviner que la liste n’est pas complète, qui laisse comprendre qu’elle a bâti la réputation qui est la sienne le regard fixé sur des Ténors.

De Radio Haïti Inter où elle était Secrétaire de rédaction, MRP a poursuivi sa vocation en intégrant Radio IBO en 2004 comme ‘’simple journaliste-présentatrice’’, sommes-nous tentés de dire improprement. Y-a-t-il lieu de parler quelque peu de rétrogradation ? Attendons de voir… Ne se contentant pas seulement de la présentation de l’édition de nouvelle de 17 heures, l’ancienne étudiante de la Faculté des sciences humaines (FASCH) en Communication sociale a su mettre à profit son talent de rédactrice confirmée. C’est ainsi que deux (2) ans plus tard, soit en 2006, elle a été promue Secrétaire de rédaction au 98.5 FM.
Travail, sens de responsabilité, éthique…, voilà donc les valeurs qui ont guidé le choix libre que cette femme a fait d’elle-même que certains pourraient identifier avec sa destinée. Encore deux années plus tard, 2008, elle a atteint un Sommet : Directrice de l’Information.
Et les années passent, le temps s’écoule avec ses hauts et ses bas, les expériences bonnes et mauvaises s’accumulent, la mère d’une fille unique, Raphaëlla D’Jane Louis, détentrice d’une maîtrise en Journalisme (Université Quisqueya), se bonifie comme le vin.

Cette femme crédule et naïve qui marque de son empreinte convictionnelle l’émission Point du jour qu’elle anime aux côtés du PDG de la station Hérold Jean-François, depuis tantôt dix-huit (18) ans, est dotée d’un sens patriotique élevé qui transparaît toujours dans ses prises de positions. Voyez-vous, ici est exposé en abrégé le parcours d’une journaliste d’exception qui se veut, même quand elle ne le dit pas, plus grande que les Honneurs.
