Les demandeurs d’ajustement de statut pourraient être contraints de quitter les États-Unis en attendant le suivi de leur dossier dans leur pays respectif, selon l’USCIS
Dans un mémorandum (Policy Memo) en date du 21 mai 2026, les Services de citoyenneté et d’immigration américains mettent en avant une législation établie de longue date ainsi que des décisions de tribunaux pour asseoir sa décision à savoir : « Les ressortissants étrangers sollicitant un ajustement de statut doivent impérativement procéder par la voie consulaire ». Et ce, depuis l’extérieur des Etats-Unis, précise la note qui fait référence à un processus placé sous l’égide du Département d’État.
Seuls les employés de l’USCIS disposent de la discrétion concernant d’éventuelles exceptions à la règle, poursuit le Memo. Autrement dit, si un ressortissant étranger actuellement présent sur le territoire américain peut être exempté de l’obligation de retourner dans son pays afin de bénéficier de la carte verte.
« Les agents sont tenus d’examiner l’ensemble des facteurs et informations pertinents, au cas par cas, afin de déterminer si un ressortissant étranger est qualifié pour bénéficier de cette mesure de clémence exceptionnelle ».
Cette nouvelle disposition de l’administration Trump est un coup dur pour des centaines de milliers d’immigrants y compris des haïtiens en attente de régularisation de leur statut après leur installation aux Etats-Unis. Parmi les demandeurs d’ajustement de statut, l’on retrouve des étudiants, des travailleurs temporaires, des titulaires de visas touristiques (B1/B2), des bénéficiaires du programme (Biden) baptisé parole humanitaire, entre autres.
« Cette politique permet à notre système d’immigration de fonctionner tel que la loi l’a prévu, au lieu d’encourager le recours à des échappatoires juridiques. Lorsque les ressortissants étrangers déposent leur demande depuis leur pays d’origine, cela réduit la nécessité de rechercher et d’expulser ceux qui choisissent de basculer dans la clandestinité et de se maintenir illégalement sur le territoire américain après s’être vu refuser le droit de résidence », a déclaré Zach Kahler, porte-parole de l’USCIS.
«Le respect de la loi permet de confier la gestion de la majorité de ces dossiers au Département d’État, par l’intermédiaire des bureaux consulaires américains à l’étranger ; cela libère par ailleurs les ressources limitées de l’USCIS, permettant à l’agence de se concentrer sur le traitement d’autres dossiers relevant de sa compétence, notamment les visas destinés aux victimes de crimes violents et de traite des êtres humains, les demandes de naturalisation et d’autres priorités. La loi a été rédigée ainsi pour une raison précise et, bien qu’elle ait été ignorée pendant des années, son application contribuera à rendre notre système plus équitable et plus efficace. » fait valoir l’USCIS.
