La Cour d’Appel de Port-au-Prince, véritable catalyseur de griefs contre l’appareil judiciaire haïtien

La Cour d’Appel de Port-au-Prince, véritable catalyseur de griefs contre l’appareil judiciaire haïtien

Depuis plusieurs semaines, les charges contre cette instance n’ont fait que s’accumuler en raison de ses décisions jugées complaisantes ou tout simplement scandaleuses.

D’un diplomate à des entités internationales en passant par des organismes locaux de défense des droits humains, les critiques sont les mêmes : les ordonnances de cette Cour et par ricochet de la justice haïtienne favorisent la corruption à grande échelle incluant le blanchiment d’argent et la criminalité.

Parmi les lanceurs d’alerte contre les juges siégeant à la Cour d’appel figurent l’ambassadeur canadien accrédité à Port-au-Prince, André François Giroux qui persiste et signe dans ses récriminations. Il toujours du mal à comprendre sur quelle base les magistrats arrivent à blanchir les personnalités sanctionnées par des organisations internationales de même que certains pays dont le sien.  

Bien avant son interview accordée à Ayibopost en fin de semaine dernière, le diplomate canadien, en marge de sa participation aux Journées de la Diaspora Haïtienne à Montréal, en avril dernier, est allé jusqu’à parler de « forces obscures à l’œuvre en Haïti ».

Les flèches dirigées contre le système judiciaire haïtien en raison de sa fragilité sont monnaie courante car les acteurs de tous bords paraissent dégoutés par le règne de l’impunité dans le pays. Dans cette lignée de citoyens et entités frustrés, l’on retrouve le RNDDH. Le Réseau National de Défense des Droits Humains considère la justice haïtienne comme « le plus grand obstacle à l’assainissement des finances publiques ».

Un coup de gueule survenu après l’ordonnance de non-lieu rendue en faveur de l’ancien directeur général de l’Administration Générale des Douanes, Romel Bell sur qui pesaient de graves accusations de corruption.

La liste est longue et même très longue en termes de décisions controversées rendues par la justice un peu partout à travers le territoire national. Que ce soit en matière de malversation, de détournement de fonds publics, de criminalité ou autre, les jugements de nos magistrats ont suscité ces derniers temps colère et suspicion au sein de la population.

Mais au-delà des considérations relatives à la conformité des verdicts sur le plan légal, seuls les juges savent s’ils ont agi- en tout état de cause-en leur âme et conscience.

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