La lutte contre les crimes organisés et les crimes financiers, au coeur du 2e Sommet international sur la modernisation du droit en Haïti

La lutte contre les crimes organisés et les crimes financiers, au coeur du 2e Sommet international sur la modernisation du droit en Haïti

« Moderniser le droit haïtien à l’aune du droit international pour lutter contre les crimes organisés et les crimes financiers transnationaux », voilà pour le thème de ce Sommet initié en 2023 à l’instigation de la Magistrate Rebecca Luc.

La deuxième édition de ce Biennal prévue du 11 au 15 mai 2026 se veut un espace réservé à des discussions autour des phénomènes mettant à mal la prééminence du droit dans le pays. Crise sécuritaire, fragilités institutionnelles et pressions économiques, autant de traits caractéristiques du contexte prévalant en Haïti en 2026.

Magistrats assis et debout, avocats et professionnels du droit évoluant tant dans le pays qu’à l’étranger partageront leurs compréhensions sur l’affaiblissement de l’État de droit, l’insécurité alimentée par des flux financiers illicites et des trafics internationaux. Ces maux ne font qu’accentuer la perte de confiance citoyenne et « Créent un cercle vicieux qui affaiblit la capacité de l’État à protéger, réguler et investir », peut-on lire sur le site internet du Sommet.

Le blanchiment des avoirs, la fraude, la contrebande, le trafic d’armes et de biens, la corruption et la prédation des ressources représentent aujourd’hui des problématiques transfrontalières, reconnaît la Magistrate Luc. « Ces phénomènes s’appuient sur des circuits qui dépassent les frontières et exploitent les failles des dispositifs de contrôle », insiste-t-elle tout en évoquant le ‘’rationale’’ de la thématique adoptée pour cette année.

« Aligner les normes et les procédures avec les meilleures pratiques internationales permet d’augmenter la capacité d’enquête, de coopération et de sanction, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux et la proportionnalité des mesures », résume l’organisatrice.

Praticiens, financiers, universitaires, représentants de la société civile sont attendus à ces assises virtuelles placées sous le signe de l’inclusion et du pragmatisme.

À travers sa démarche, le SIMDH souhaite porter intervenants et participants à « diagnostiquer les failles, prioriser les réformes et coconcevoir des solutions applicables » et en bout de ligne parvenir à la conclusion que « la sécurité, la justice et la prospérité passent par la capacité d’Haïti à assécher les circuits financiers de la criminalité, à coopérer au-delà des frontières et à garantir des institutions redevables, efficaces et respectueuses des droits ».

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