Bras-de-fer CEP/Primature: PAPA,EDE,COPAH,OIDG et d’autres structures dénoncent un stratagème de l’exécutif pour faire durer la transition

Bras-de-fer CEP/Primature: PAPA,EDE,COPAH,OIDG et d’autres structures dénoncent un stratagème de l’exécutif pour faire durer la transition

Les réactions s’enchainent depuis la décision de l’exécutif intérimaire d’adopter en conseil des ministres le décret électoral pour publication sans tenir compte de la position du Conseil électoral provisoire appelé à organiser les prochaines compétitions électorales. À travers des déclarations effectuées dans les médias, via les réseaux sociaux ou dans d’autres espaces de discussions, les acteurs concernés n’ont pas tardé à rejeter la démarche unilatérale du gouvernement.

Et depuis, l’on assiste à une escalade dans cet affrontement asymétrique entre le chef du gouvernement et le Conseil électoral provisoire. Les deux parties se désavouent publiquement à coups de communiqués et de décisions.

Cette confrontation est perçue par nombre de secteurs comme préjudiciable au processus électoral. Déjà,mardi (2 juin 2026), dirigeants politiques, professionnels du droit, représentants de la société civile n’ont pas tardé à qualifier la démarche de l’exécutif d’adopter le décret électoral sans le consentement du CEP de contraire à la charte fondamentale de la Nation.

C’est-entre autres-la position exprimée par la plateforme Ayisyen pou Ayiti qui qualifie le décret de l’exécutif de « document personnel », tout en insistant sur le fait que l’institution électorale détient l’initiative et la compétence exclusives pour élaborer un projet de décret électoral.

« Le CEP dispose déjà d’un décret électoral, celui du 1er décembre 2025, publié dans le journal officiel, Le Moniteur », écrit, Jonas Coffy, le dirigeant de PAPA.

Cette lecture n’est pas trop différente de celle de la Conférence des pasteurs haïtiens qui appelle les deux camps à résoudre leur désaccord par le dialogue. La COPAH insiste que les divergences peuvent être traitées dans la transparence.

« Alix Didier Fils-Aimé est un apprenti dictateur persuadé qu’il peut réussir là où d’autres apprentis dictateurs ont lamentablement échoué », a posté sur X l’ancien Premier ministre ai,Claude Joseph qui dirige le parti EDE. Lui qui croit dur comme fer que l’actuel chef de gouvernement cherche à contrôler le processus électoral au profit de sa famille politique à travers un décret « bidon, inconstitutionnel et antidémocratique ».

Cela dit, les Engagés pour le Développement exhortent toutes les forces sociales et politiques du pays à une prise de conscience patriotique pour faire échouer l’initiative du Premier ministre Fils-Aimé.

L’Observatoire international pour la démocratie et la gouvernance (OIDG), voit poindre à l’horizon une nouvelle crise politique à même d’hypothéquer tout le processus électoral. Par conséquent, cette organisation presse le chef par intérim de l’exécutif de faire preuve de responsabilité politique en tenant compte des réserves exprimées par le Conseil électoral.

André Michel, Joseph Harold Pierre, Sonet Saint-Louis et bien d’autres personnages publics et politiques ont clairement signifié leur désaccord à la posture du pouvoir de transition. Reste à savoir maintenant, quel sera le poids des critiques et dénonciations dans la balance étant donné que l’exécutif a choisi de franchir une nouvelle étape dans son agenda en faisant publier ce mercredi, dans le Moniteur, la nomination de son Directeur Général Uder Antoine, envers et contre tout.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com