Controverses autour du décret électoral: très peu d’entités politiques et sociales maintiennent le flambeau de la résistance face au pouvoir

Controverses autour du décret électoral: très peu d’entités politiques et sociales maintiennent le flambeau de la résistance face au pouvoir

Tout bien considéré, seule une petite frange de structures politiques et sociales dénonce encore ouvertement ce qu’elle considère comme une anomalie, savoir la publication par l’exécutif d’un décret électoral sans le consentement du Conseil électoral provisoire. La majorité des partis, regroupements ou plateformes de premier plan ont capitulé ou-peut-être- qui sait- avalisé en coulisse le passage en force du gouvernement.

Aujourd’hui, la dernière poche de résistance contre la mise en péril du processus électoral est constituée de Debout Citoyen, EDE, SDP, Grand Bloc du Peuple, INIFOS, INITE, RDNP, PAC, MUTH, RPFPP, etc. Derrière ces acronymes se trouvent des noms d’acteurs qui refusent de se faire complice par leur silence de la stratégie politique planifiée par le pouvoir pour différer l’organisation du prochain scrutin.

Jonas Coffy, Claude Joseph, Jean Michel Lapin, André Michel, Marie Denise Claude, Levaillant Louis-Jeune, Dieuseul Simon Desras, Anibal Coffy et alliés appellent au secours des syndicats, organisations de la société civile, du secteur privé et d’autres forces vives de la Nation pour stopper la ‘’dérive autoritaire’’ et dire NON à la « Capture du processus électoral par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ».

Dans une déclaration transmise aux médias, les forces politiques et sociales signataires interpellent la communauté internationale sur la nécessité de continuer à supporter le CEP dans sa lutte pour la défense de ses prérogatives constitutionnelles.  

« Par la publication d’un décret électoral inconstitutionnel transférant les prérogatives du CEP à un Directeur Général, le Premier ministre a neutralisé l’organe électoral, le réduisant au rôle de simple spectateur. Cet acte constitue une rupture brutale de l’ordre démocratique », peut-on lire dans le document dont Télégramme360 a obtenu copie.

Tout en déplorant la crise pré-électorale que connaît le pays pour la première fois de son histoire, ces structures politiques et sociales soupçonnent le chef du gouvernement intérimaire de vouloir s’approprier le processus pour favoriser une mouvance partisane.

En dehors des contestations exprimées ouvertement, il devient de plus en plus difficile de dire qui est pour ou contre la démarche de l’exécutif car même ceux qui n’ont pas signé le pacte relatif à la gouvernance, le rétablissement de la sécurité et l’organisation des élections collaborent sous une forme ou une autre avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

En attendant le dénouement de la situation, des efforts d’harmonisation des désaccords sont en cours, selon nos informations, entre le Conseil électoral provisoire et la Primature.

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