Carnage à Kenscoff: la SOFEHJ appelle à la protection des femmes et des filles en toute urgence

Carnage à Kenscoff: la SOFEHJ appelle à la protection des femmes et des filles en toute urgence

Alarmée par la détérioration des conditions d’existence des femmes et des filles piégées par la violence aveugle des gangs armées, la Solidarité des Femmes Haïtiennes Journalistes lance un appel à l’action humanitaire à travers la mise en place d’un dispositif cohérent et coordonné pour leur venir en aide de façon urgente.

L’organisation estime que face à l’ampleur de la tragédie le travail des journalistes ne plus se résumer à l’utilisation de leurs plumes et carnets de notes pour recueillir les faits et en faire état mais aussi de sensibiliser sur l’envergure de la terreur caractérisée par des morts, des blessés et des déplacés internes incluant les catégories les plus vulnérables.

« Dans ce chaos, les femmes et les filles paient le prix le plus fort : viols utilisés comme armes de guerre, pertes de leurs moyens de subsistance, traumatismes psychologiques profonds et précarité sanitaire extrême », déplore la Coordonnatrice Générale de la SOFEHJ.

Et compte tenu du contexte marqué par l’insuffisance des réponses sur le terrain, Martine Isaac réclame-au nom de l’organisation qu’elle dirige- un dispositif humanitaire articulé autour de (3) trois axes, dans son manifeste acheminé aux médias en date du 30 août 2026.

  • Un Soutien Psychosocial et Clinique d’Urgence : La création d’espaces sûrs et de cliniques mobiles psychosociales à Kenscoff pour libérer la parole, soigner les traumatismes invisibles et accompagner dignement les survivantes de violences basées sur le genre (VBG).
  • Une Protection Matérielle et Sanitaire Immédiate : La distribution systématique de kits de dignité et d’hygiène, essentiels pour redonner un minimum de sécurité et de décence aux femmes et filles en situation de déplacement forcé.
  • Une Relance Économique par le Cash Transfer : Un appui financier direct et sans intermédiaire pour recapitaliser les micro-commerces des femmes chefs de ménage (Madansara), piliers de l’économie locale et de la survie des familles.

Cette invitation à la mobilisation signée SOFEHJ fait partie d’un flux de prises de position, de réactions d’indignation et d’appels à la responsabilité depuis la tragédie survenue à Kenscoff dans la nuit du 24 août 2026.

​L’inertie gouvernementale est le plus souvent pointée du doigt par rapport à l’absence de prise en charge des victimes de l’assaut des bandits qui enlèvent des vies à Kenscoff et en d’autres points du territoire nationale sur fond d’autres exactions bafouant la dignité des victimes en particulier les femmes et les filles.

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