Hier accueilli en investisseur privilégié, aujourd’hui “Persona non grata” en République dominicaine: Dimitri Vorbe, un homme sans rivage…
La situation actuelle de l’ancien homme fort de la compagnie SOGENER n’est-ni plus ni moins- que celle d’un paria après la déconvenue infligée ce mercredi (13 mai 2026) par la République dominicaine. Une partie de l’île d’Haïti où jusqu’en 2021, le businessman faisait le va-et-vient en toute tranquillité, voire dans des conditions susceptibles de faire baver le citoyen lambda.
La réponse de l’administration Abinader paraît sans appel malgré la décision du juge fédéral Darrin Gayles d’ordonner le transfert de Dimitri Albert Edouard Vorbe de sa cellule de détention de la prison Krome vers le territoire dominicain, à bord d’un vol commercial. Et ce, dans un délai ne dépassant pas sept (7) jours, à compter du 12 mai.
Le hic est que depuis le 13 octobre 2025, l’homme d’affaires est interdit de fouler le sol dominicain selon un ordre émis par la Direction Générale des Migrations sur la base d’informations fournies à son encontre par le service de renseignement national.
Voilà donc l’entrepreneur ostracisé, rejeté de partout tel un pestiféré alors qu’il a écarté Haïti-sa terre d’ancrage-de sa liste de destination (pour raisons de sécurité) suite au verdict d’expulsion des Etats-Unis.
Arrêté en septembre 2025 par les agents de l’ICE sous l’accusation d’avoir fourni un soutien financier et logistique aux gangs de la coalition criminelle « Viv Ansanm », il n’a pas réussi à régulariser son statut de résident légal sur le sol américain.
Figure publique controversée ayant laissé Haïti à la cloche de bois pour échapper à des poursuites judiciaires sous l’administration de Jovenel Moïse en 2020, DAEV subit actuellement une mort géographique, à l’image des « apatrides de luxe » en attendant de trouver une terre d’accueil.
