Réédifier l’État, remembrer la société

Réédifier l’État, remembrer la société

Le temps est réellement venu pour HAYTI de renouer avec les contours d’un État dont les attributs sont pleinement respectés et honorés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Pour y parvenir, faut-il alors que la plupart des hommes à demi endormis soient assez conscients de l’extrême gravité de l’horloge nationale ; que les familles à tradition se résolvent à jouer leur rôle primordial de réveil et/ou de catalyseur devant le chaos insoutenable et déstabilisateur ; que les Missionnés de la Lumière et du Patriotisme transcendant montent au créneau avec toutes leurs forces insoupçonnées ; et que les acteurs à dimension héroïque entrent enfin en scène pour tracer les chemins qui mènent à la Rédemption.

Très bien armés par la volonté, la détermination et la conscience de savoir où ils veulent aller, les Hommes et les Femmes d’élite parviennent forcément à ouvrir la Voie de la renaissance et de la régénérescence.

Qu’est-ce qui nous manque ? Où est-ce que nous avons péché par le mensonge, l’infidélité à notre Histoire et à la mystique nationale ? Quel choix privilégier pour redresser la barque nationale ? Quoi faire pour nous mettre en accord avec les principales énergies de notre Egrégore ? Comment renouer résolument et raisonnablement avec l’Idéal dessalinien ? Par quels moyens honorables et ingénieux pouvons-nous passer pour remettre les FORCES ARMÉES D’HAÏTI en bon ordre et en bon état ?

Le carrefour de 1987

Nous nous sommes cassé les dents en 1987, en voulant nous montrer capables de toutes les nouveautés à travers notre Loi-mère. En voulant coûte que coûte dribbler notre Histoire et notre sociologie, nous avons été quasiment étranglés par la folie légère, la déraison et des fautes impardonnables. La course effrénée à la démocratie nous a conduits au fin fond de la ‘’démoncratie’’.  Et nous y sommes restés piégés pour longtemps. Pour en remonter, il nous faudra démontrer par mille et une preuves que nous sommes des descendants de Vertières, de la Crête-à-Pierrot et de la Ravine à couleuvres.

Le prix du divorce

Il nous aura coûté très cher ce divorce… Bien que nous venions d’une révolution armée, nous n’en sommes pas moins une société conservatrice, à bien des égards. On peut en juger à partir de pas mal d’habitudes, de traditions et de mœurs en milieu rural comme dans les villes. La toile de fond de notre corps social a été dominée pendant fort longtemps par l’attachement à des valeurs morales et à une vision éthique. A cause d’un exode de plusieurs couches de la population vers l’Amérique du Nord (USA-Canada), vers l’Europe et l’Afrique, un relâchement de plus en plus affirmé s’est produit au sein de notre société fragilisée, ouvrant ainsi la porte à des changements dans la manière de comprendre les choses. Cependant, cela ne voulait nullement dire que nous étions prêts à sauter le pas pour adopter d’autres schémas de comportements ouvertement différents.

Eh oui ! nous avons voulu copier sur les autres, et prouver que nous étions capables de nous imposer comme des champions d’un système politique que les occidentaux ont pris des siècles à digérer plus ou moins. Dans un autre édito, nous avons souligné à l’encre forte qu’on ne fait pas triompher la DEMOCRATIE ‘’en courant’’.

L’Etat bien établi et bien orchestré comme superstructure, est la meilleure Ecole dont il convient de nous inspirer pour implanter pour de bon un système démocratique. Ne faudrait-il pas une ‘’véritable petite armée’’ d’Intellectuels très cartésiens et de Technocrates intègres, voire probes, pour parvenir à nous illustrer dans la Victoire définitive pour la Démocratie ? Mettons-nous donc au travail, sans démagogie, avec la patience proverbiale du savant et des grands Maîtres.

On n’invente pas l’Etat, on le construit

Concevons d’abord les solides fondations. Ensuite, réalisons les poutres impressionnantes qui soutiendront la Société et les structures pérennes du CORPS de l’ETAT. L’Etat se pense comme on conçoit un squelette robuste. Il s’édifie dans la clairvoyance. Il se perpétue à partir de tous les investissements de grandes fécondités.

Il demeure DEBOUT comme son Nom, comme son VERBE, comme sa PUISSANCE fécondatrice.

Pour protéger la société qui le porte, il faut investir continuellement dans le maintien exemplaire de l’Etat. L’Avenir d’HAYTI en dépend irréfutablement. Quant aux Elites conséquentes, elles se doivent de tout faire pour demeurer la première Gardienne de Notre République une et indivisible,

Jean-Claude D. CHÉRY

Journaliste-écrivain

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com