Les États-Unis fournissent un appui logistique au déploiement de soldats salvadoriens pour retrouver les quatre militaires portés disparus
Les États-Unis apportent leur soutien au déploiement de militaires salvadoriens en Haïti dans le cadre d’opérations de recherche et de sauvetage visant à retrouver quatre membres du personnel de l’armée de l’air du Salvador, portés disparus dans la commune de Croix-des-Bouquets, depuis dimanche (18 octobre 2026).
D’après le journal américain Miami Herald, trois avions transportant des soldats des forces spéciales salvadoriennes ont atterri à l’aéroport international Toussaint Louverture, dans la nuit du vendredi 23 octobre 2026. Parmi ces appareils figure un avion militaire américain de type C-130, mobilisé par le Pentagone à la demande du département d’État américain.
Ce déploiement intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant, alors que les recherches se poursuivent pour localiser les quatre techniciens aéronautiques salvadoriens disparus.
« De nombreux messages, analyses et commentaires assurent que les gangs d’Haïti ne sont pas comme ceux d’El Salvador ; qu’ils sont sanguinaires, qu’ils sont lourdement armés, que personne n’a pu les vaincre, que toutes les missions ont échoué, que nous tombons dans un piège, que nous ne savons pas à quoi nous confrontons, que ce sera notre ruine, que nous nous dirigeons vers notre Waterloo », a posté le chef d’État salvadorien, Nayib Bukele sur X.
Un communiqué rendu public par l’Armée salvadorienne a confirmé que les militaires ont réussi à s’extirper de leur véhicule-incendié au moyen d’explosifs-après avoir été piégés dans une embuscade tendue par des bandits dans la zone de Santo.
Le soutien logistique des États-Unis, notamment à travers la mise à disposition d’un avion militaire, témoigne de leur implication dans les opérations de recherche renforcées par l’arrivée de ces deux cents nouveaux soldats salvadoriens.
« Lorsque Dieu nous accordera la victoire, les personnes sceptiques changeront leur discours. Ils diront que ce fut toujours facile, que n’importe qui pouvait le faire, que les gangs d’Haïti n’étaient pas si dangereux qu’on le pensait. Bref, nous ne les avons jamais écoutés et nous n’allons pas commencer maintenant », a prévenu le président Bukele en s’appuyant sur sa foi en Dieu et l’expérience des membres des forces spéciales de son pays dépêchés en renfort en Haïti.
Cette mobilisation destinée à retrouver-sains et saufs- les militaires salvadoriens divise l’opinion. Si certains saluent notamment la réaction du président du Salvador, Nayib Bukele, ayant menacé de représailles les malfrats en cas de refus de libérer ses compatriotes, d’autres, en revanche, déplorent le fait que la réplique annoncée ne vise en rien le rétablissement de l’ordre dans ce secteur contrôlé par les gangs.
Clervens CASSEUS
