Du donneur de leçons à la risée publique: la déchéance de l'”expert” Himmler Rébu

Du donneur de leçons à la risée publique: la déchéance de l'”expert” Himmler Rébu

Reconnu initialement pour son expertise dans le domaine de la sécurité nationale, l’ancien colonel Himmler Rébu a vu son image publique se dégrader au fil des années. Aujourd’hui, il est devenu la risée du public, étant perçu par beaucoup comme un éternel grincheux qui préfère amuser la galerie plutôt que d’offrir des solutions concrètes. S’érigeant constamment en donneur de leçons sur les ondes des stations de radio de Port-au-Prince, l’ancien militaire passe désormais pour un « clown » de la scène politique dont les analyses ont perdu toute crédibilité aux yeux de la population.

La frustration du public à son égard s’est particulièrement cristallisée autour de son opposition systématique à toutes les initiatives de stabilisation, notamment le récent déploiement des soldats salvadoriens en Haïti. Alors qu’il prend un malin plaisir à descendre en flammes chaque effort national ou international, le colonel à la retraite se montre incapable de proposer un plan de sécurité réel, structuré et viable pour sortir le pays du chaos. Ce positionnement stérile lui vaut aujourd’hui l’étiquette de « rechinya », un éternel insatisfait dont les critiques n’accouchent d’aucune alternative concrète.

Ce décalage entre sa posture morale actuelle et son passé politique renforce le cynisme des observateurs. En effet, Himmler Rébu a activement servi le gouvernement très controversé de Michel Martelly et Laurent Lamothe, un régime largement accusé par la conscience collective d’avoir dilapidé les fonds publics de l’État. Rébu y a d’abord occupé les fonctions de ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique, avant de devenir-par la suite-secrétaire d’État à la Sécurité publique. Pourtant, malgré ces postes stratégiques, le bilan de ses réalisations reste désespérément vierge, prouvant que l’« expert » n’a jamais su traduire ses théories en actions concrètes.

Des décennies plus tard, ce « stratège en carton » n’aura non plus réussi à effacer de la mémoire collective son coup d’État raté contre le général-président Prosper Avril. Un symbole fort du décalage total de son ambition affichée de grand tacticien et la réalité de ses résultats.  

En définitive, l’incohérence de ses positions récentes a achevé de le clouer au pilori du ridicule. Tout au long de l’année 2024, il s’est montré extrêmement féroce et critique envers le Conseil présidentiel de transition (CPT), qualifiant publiquement cette gouvernance de dysfonctionnelle.

Pourtant, derrière cette façade de contestation, son nom a circulé avec insistance dans les coulisses du pouvoir pour intégrer ou collaborer étroitement avec ce même gouvernement. Ce double jeu politique a fini par convaincre le grand public que l’ancien colonel fait de la diversion, transformant ses interventions médiatiques en un spectacle de foire au détriment de l’intérêt national.

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