Erik Prince en Haïti: combat acharné contre les gangs ou l’effet ”pompier-pyromane”…
Lorsque la nouvelle est tombée, en août 2025, concernant l’engagement du fondateur de Blackwater par le gouvernement Fils-Aimé, tout le monde ou presque en Haïti s’attendait à une éradication de la terreur des gangs, du moins à une reprise progressive des territoires contrôlés par les criminels.
Plus d’un an après, le patron de la société de sécurité Vectus Global et ses mercenaires n’ont pas permis aux haïtiens d’avoir un répit face aux malfrats en dépit des millions décaissés pour entretenir leur présence dans le pays.
Pire que l’absence de résultats probants dans la lutte contre les bandits, la détérioration effrénée du climat sécuritaire ne laisse imaginer aucune stratégie en coulisse émanant d’un ancien membre des Navy SEAL.
D’un bout à l’autre de la République, les gangsters dictent leur loi quasi quotidiennement en multipliant les massacres sur la population civile, en chassant de paisibles résidents de leurs quartiers, en pillant, en brûlant maisons et véhicules ou encore en kidnappant des citoyens ici-et-là, comme bon leur semble.
Important donateur du président américain Donald Trump, Erik Prince restera peut-être longtemps encore en Haïti dans son rôle de conseiller du gouvernement sur la manière de rétablir ses capacités de recouvrement même après avoir failli sur le plan du rétablissement de l’ordre selon les termes de l’accord paraphé entre sa firme et l’État haïtien.
À défaut de parler de fiasco en parlant de sa mission, l’on notera que le rendement aura été paradoxalement négatif, vis-à vis des gangs devenus on ne peut plus arrogants sur le terrain. Et ce, malgré les millions dépensés, les drones kamikazes et les véhicules blindés ayant renforcé l’arsenal des forces de l’ordre.
