“Qui saura faire barrage aux marionnettes de la mafia aux prochaines élections?”
Dans ce tintamarre pré-électoral où toutes les forces s’activent sur le terrain malgré la détérioration du climat sécuritaire, une question essentielle se pose : quel candidat résistera à la tentation de s’allier au crime pour conquérir le pouvoir ?
Cette interrogation-soulevée sur internet et en coulisse par des intervenants de diverses tendances- cache une préoccupation majeure compte tenu de l’engouement affiché par nombre de prétendants aux postes électifs dans ce contexte particulier de terreur entretenue par les gangs en Haïti.
Derrière des figures vierges ou des novices, plus d’un redoute un ravalement de façade des réseaux criminels, cherchant à maintenir l’État haïtien sous coupe réglée. Et plus globalement, l’on se demande qui parmi les candidats refusera de vendre son âme à la pègre pour pouvoir parcourir le territoire national d’un bout à l’autre en disposant des moyens nécessaires pour gagner ?
Si la quête du pouvoir est une aventure qui donne le tournis dans un contexte apaisé, elle devient vertigineuse dans un climat de décomposition sécuritaire.
La menace étant ce qu’elle est, les secteurs réputés ‘’sains’’ de la société doivent redoubler de vigilance pour préserver le pays des conséquences néfastes de ces liaisons dangereuses et dénoncer toute injection massive de capitaux occultes au profit de candidats-écrans.
Les ‘’visages inédits’’ à la solde de parrains mafieux tout comme les ‘’dilapidateurs patentés’’ des deniers publics représentent une sérieuse menace pour la démocratie car dans les deux cas ils risquent de mettre l’appareil étatique au service des intérêts criminels.
